¡¡¡¡ Cooooooooordoba !!!!
Le voyage se poursuit à 700 kms de Buenos Aires, dans cette ville étudiante, à l`activité nocturne intense, et où il est rare de croiser un papi !
Pour cette étape j`avais choisi de tester un nouveau mode de voyage, le Couchsurfing.
Cela consisite à s`inscrire sur le site de Couchsurfing et de demander à des locaux s`ils peuvent t´héberger, le tout en échange de sourire et de bonne humeur, ce que j´ètais à même d´apporter.
Après la personne qui t´accueille décide si elle veut passer un peu de temps avec toi ou si elle a d´autres trucs à faire. Le système marche sur la confiance et le goût des gens à rencontrer des
voyageurs d`autres horizons, à partager leur mode de vie, et à te présenter leur ville.
La bonne chose est que l`on est avec des gens locaux, en l`occurence des Argentins, que l´on vit la vie argentine de l´intérieur et que l´on évite les lieux trop touristiques pour les petits
coins connus par les locaux. Et puis on rencontre des gens très ouverts d`esprit, curieux, qui deviennent rapidement de très bons amis.
J´ai donc été accueilli par Martin Gonzalez, grand bonhomme, depuis 8 ans à Cordoba, étudiant l`ingénierie aéronautique et rêvant de construire des avions, originaire de Bahia Blanca au sud
de Buenos Aires, près de la mer, et marin en plus de ça !
Après être venu me chercher à 7H du mat` au terminal de bus, il m´a accueilli dans sa modeste demeure d´étudiant,
"zéro luxe" comme il dit, bom c'est vrai, c'est plutot ambiance matelat par
terre, mais tellement chaleureuse et lui tellememt accueillant que je m´y suis senti les 6 jours passés avec lui comme à la maison.
Au menu, une 1ère journée à visiter la ville et à user mes semelles, églises jésuites et découverte des différents quartiers.
J´ai vraiment pu découvrir la ville de l´intérieur grâce à lui, n´ayant croisé que des Argentins pendant une semaine et ayant rencontré plein de monde. J´ai donc pu goûter au
"locro", sorte de soupe épaisse où se mêlent maïs, pois chiche, haricots blanc, viande, gras, os, et qui réchauffe le ventre lorsque les soirées sont fraiches, goûter au
maté, LA boisson de jour locale, que l`on savoure en groupe quand on se pose dans un parc en groupe à discuter, apprendre l´argot argentin, rencontrer ses potes et passer
d`une petite soirée pépère a casa à la soirée d`inauguration d`un bar-centre culturel, ou d´un restau sympa à l´ambiance surchauffée d´un boliche (disco locale).
L`occasion idéale pour savourer le Fernet - coke, LA boisson de nuit locale, le Fernet étant une sorte de Martini importé d´Italie, alcool mêlé à des herbes, le tout mélangé
à du coca. Le 1er verre est vraiment compliqué (comme le maté), on est à 2 doigts de tout recracher et on se demande comment ils font pour aimer ça, le 2 verre commence de la m^me façon et là on
se dit que l`avertissement du 1er verre aurait du suffire, mais étonnament il se termine plutôt bien. Et après, le 3e, le 4e verre sont un délice !!!
On a aussi fait un "asado" (sorte de barbecue en plein air), grande spéciaité argentine, costillas, choripan (j'ai échappé de peu aux tripes, reins et autres abats dont ils
raffolent...) sur le toit terrasse de la maison de Martin, en compagnie de ses potes, accompagné de vin local et de bonne humeur, sous un soleil bienvenu.
Le séjour a été agrémenté de 2 jours d´ excursions dans la Sierra de Cordoba qui feront l´objet d´un article ultérieur, mais aussi d´une
excursion avec Martin à Villa Carlos Paz, un village à une heure de Cordoba, situé près d´un lac au
pied des montagnes, où l`on devait aller naviguer et régater (il a été prof de voile pendant 3 ans là-bas et a gardé pas mal de contacts) pour le jour de la Fête Nationale (9 de julio) . Le
problème est que, à cause du "tema de la gripe", véritable parano ici comme j`ai déjà pu vous l`écrire, la régate a été annulée...
Ça nous a pas empêché de faire un petit tour le long du lac où véliplanchistes et kite surfers profitaient de la bonne brise, les familles du soleil en buvant du maté, les enfants ayant sorti
leur cerf-volant... ambiance de vacances dans ce petit village où le charme de la côte, familiale, contraste avec la rue principale, commerçante et aux enseignes à la ricaine, casino, néons
et shows de nénés pour adulte !
Bref une semaine bien remplie en visites, rencontres, discussions et déconnades, passée en très bonne compagnie. Ça fait chaud au coeur et change des moments de solitude que
j`apprécie aussi, mais d`autant plus qu´ils sont entrecoupés de ces moments de partage.
Et ça fait toujours plaisir de se faire de nouveaux amis !!!
Allez, en parlant de couchsurfing et de partager une maison, je passe la bise à Thibtub, Simon, Sarah, Ilaria, Damien et Chonch qui ont déjà du souffrir de ma compagnie de colloc ! J´en
garde à chaque fois de nombreux et d`excellents souvenirs !
Bientôt le résumé de l`incroyable aventure des Sierras de Cordoba et de ses surprenants villages aux étranges habitants...
une petite ville de bourgade où l`on prend le temps d´écouter le
vent souffler et de le voir balayer le sable des rues désertes... une petite bourgade à l`ancienne, où l`on croise encore des gauchos, cow-boys à la mode argentine, regroupant leurs cheveaux dans
les grands champs, béret sur le crâne, foulard autour du coup, tenue altière et noble sur leur cheval vif et fougueux. Petite ballade en vélo au menu, glandouille et flânerie, énormes steaks
argentins... heureux de retrouver la nature et sa tranquillité.
Alors là la foudre est de nouveau tombé, mais
elle venait des tribunes !!!
dans la Boca, festival de colores et de vie au milieu de ce quartier
populaire qui respire et transpire
> un café à San Telmo,
quartier plus résidentiel à l´architecture coloniale, recoin
d´antiquaires, pour le soleil couchant
le Père Lachaise argentin, assez hallucinant, sorte d´hypermarché des tombes, d´Ikea du mausolée, mêlant sanctuaires antiques devancés de colonnades et surplombés de dômes, à
de petites églises privées dorées, en passant par le cube conceptuel post-moderne type ascenseur Otis, le tout agrémenté de temps en temps d´un petit bout de cercueil poussiéreux dépassant dans
l´allée...
on retiendra dans ce panthéon
funéraire argentin Eva Peron, ou Evita, la vraie et pas la Madonna aux tétons qui pointent.
celle ou j`ai vu le mini-bus partir de
l`aéroport et s´éloigner vers le centre de B.A, a une trentaine de bornes de là, avec mon sac dedans bien sûr, vu que j`avais eu la bonne idée de tuer les 5 minutes avant le départ à chercher un
plan de la ville dans l´aéroport...
la zone la plus moderne, près du port, où ils ont réhabilité avec goût les
friches industrielles et ajouté quelques buildings à l`américaine ;
juste à côté, entre le Rio de la Plata qui s´abouche dans l´Atlantique
et le centre-ville, une vraie petite oasis de fraicheur
où certains graffs font évoquer l´aspect nocturne du lieu, le Bois de Boulogne Argentin en quelque sorte... ;
Comment taire ?