Remontée des Valles Calchaquies (2), ou la vie bohême

Publié le par Briva L

Hey les gaous !

D'abord un grand, un énorme, un immense merci pour vos commentaires dont la lecture me fait sourire, rire, et m'enchante chaque fois un peu plus. Qu'ils viennent de France, du travail ou des vacances, du Québec ou de Rosario, de Bretagne ou du Sud, je vous vois presque en train de me les lire !

Lejos de la vista y cerca de la memoria...

Je continue donc à rattraper mon retard avec un enchaînement sans précédent d'articles en quelques jours.
Bonne lecture !

De Tafi del Valle, je décide donc de continuer en compagnie de Seb y Cristian par un petit saut de puce à Amaicha del Valle.



AMAICHA... petite ville de quelques centaines d'habitants, au micro-climat lui permettant de se targuer d'avoir 360 jours de soleil par an,  vivant dans un calme absolu et une lenteur toute assumée, sorte de petite oasis au milieu de montagnes et cernée d'étendues désertiques où se dressent péniblement des cactus "candélabres" endormis.
Ce petit village est bien connu des voyageurs bohèmes (ici comme en españa ils les appellent les "hippies", sens plus large que le nôtre en francais) pour son atmosphère relax et les journées passées à regarder le soleil traverser le toit en paille les protégeant de sa chaleur écrasante.

 Accueilli au Pacha Cuty Hostal par Juan qui nous met vite au parfum et calme nos ardeurs de ballade contre un bon petit déjeuner, nous troquons vite une excursion à une cascade des environs contre une oisiveté casanière, à partager le maté, discuter, jongler, apprendre à marcher à un petit enfant blondinet argentino-allemand confié à la compagnie de l´hostal par sa mère le temps d'une journée, débattre, jongler, blablater, jouer aux cartes...
Ici c'est le "truco" le jeu de cartes le plus populaire, un mélange de stratégie, de bluff, de mimes discrets, de codes, où le débat et les arguments choisis et exposés aux autres prennent toute leur valeur... une vraie petite pièce de théâtre en miniature, avec ses colères, ses rires, ses doutes, ses surprises, ses mensonges et ses incompréhensions !
Ici on déjeune tous ensemble, partageant de bons petits plats mijotés par les occupants de l´hostal car cela fonctionne un peu comme une communauté où chacun y met un peu du sien et au final tout le monde est ravi.

La soirée fut épique... une vingtaine d' Argentins et Argentines déchainés d'où faisait surface 2 petits Européens, Maria la Madrilène et moi-même...  musique et chants comme d´hab, mais avec des interrmèdes de chansons à gestes qui se terminent en véritable feu d'artifice de folie et de rires, le tout bien aidé par des arrivages de caisses de cervezas que l'on va chercher cahin-caho avec le 4x4 en kit datant de l'entre-deux guerre de Juan, qui démarre le matin après avoir réchauffé le moteur avec des bidons d''eau chaude (!), avec évolution de la soirée vers le concept de boliche, le bar-boite argentin, au son de la cumbia, après avoir poussé la grande table de l'unique pièce commune faisant office de cuicine, de lieu de repos, de salle à manger, de salon, et donc de piste de danse !!

A noter que la peña s'est encore agrandie ce soir-là avec Guillermo, alias Guiche et ses impros à l'harmonica, et son pote Vicente, grand fou bavard à casquette, de Villa Evita dans la banlieue de Buenos Aires, venus en voiture faire un petit tour.





Une vraie folie... et encore beaucoup de moments forts partagés entre amis, inoubliables !!!

Dédicace aux cousins et cousines lecteurs et lectrices : JC, mon poulet, ton biquet te souhaite un bon anniv, Lulu j'espère que tout roule (je sais plus tes dates de voyage, en tout cas bon voyage !), Tintin j'espère que tu prends des vacances toi aussi stakhanoviste !
A toutes et tous les autres de grosses bises !

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Publié dans Argentina

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V
De reporter tu es passé grand reporter et risque de te retrouver à ce train réd chef. Freine gars, freine car c'est à ce poste que les emmerdes commencent avec l'obligation de respecter des délais de parution et un concept. <br /> Si tu vas dans l'Humahuaca, sublime, dis-le moi j'ai un pote peintre et sa femme argentine qui vivent sur le tropique du Capricorne et connaissent tout le monde.<br /> Après la bière tu n'as pas expérimenté la coca ?<br /> Besos
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