Fou d´balle, Grippe, Gauchos : B.A suite et fin !
Aïe ! Pas facile d´être assidu avec le blog et d´écrire régulièrement quand les journées se remplissent, les aventures s´enchainent et la grippe A fait fermer les lieux de r{eunion publique dont les cybers...
Mais commence ici une série de 3 articles a la suite en 3 jours (j'espere !) pour rattraper le retard !

Revenons quelques jours en arrière, à Buenos Aires, dans notre auberge de jeumesse...
C´est le moment où sévit la grippe A H1N1 qui paralyse le pays depuis plusieurs jours. Une vraie paranoïa ici la grippe porcine ! C´est vrai que le pays est touché de plein fouet vu que c`est le 3ème pays avec le plus de personnes décédées de la la grippe A, mais ils en parlent dans tous les journeaux papier et TV, 24H/24H, avec consignes de se laver les mains toute les 10 secondes et de tousser dans son coude, ferment les boutiques, restreignent les accès aux cinés et théâtres, allongent la période des vacances scolaires de 2 semaines pour passer le pic de contamination... une vraie folie ! Dans le métro les gens se baladent avec des masques ou l´écharpe bien remontée avec juste les yeux qui dépassent, le tout dans une ambiance un peu suspicieuse avec des regards noirs terribles dès que quelqu`un toussote ou se râcle un peu la gorge.
Donc tous les rassemblements de personnes sont annulés... Par contre, le futbol ça, ils l`arrêtent pas ! Décision politiquement trop dangereuse d´annuler les derniers matchs de la saison qu´il reste à jouer ! C´est vrai que 40000 personnes dans un stade c´est pas vraiment un rassemblement public...



Je vous avais laissé sur mes premiers pas mais bien d`autres ont suivi, et notamment après la rencontre d´Aubin, un Français pote de pote de cousin (!) établi sur place et qui après avoir déjà vécu sur place y est revenu chercher du boulot. Il a bien raison le coquin ! Il nous a donc accompagné, Bob Dylan Jr et moi, lors d´une longue soirée porteña à travers les méandres de la nuit argentine, aux sons de la cumbia, du reggaeton, dans une disco de Palermo, le quartier animé de B.A. Le problème c´est aue c´est pas simple de se caler sur le rythme argentin : dîner vers 22H-23H, puis apéro vers minuit, et on ne commence vraiment à sortir qu´autour des 2H-3H du matin... vous imaginez aisément que la soirée se termine plutôt tard ! et que le lendemain est un jour plus court que les autres...
Mais on s´est pas laissé faire et le lendemain on est parti pour rebeloter tout ça. La soirée commence par un match de futbol au stade Monumental, le stade national argentin et acessoirement celui du club de River Plate. On avait pris des places "Populares", tout le monde debout, dans le kop des supporters du River Plate. Ambiance sympa mais sans plus vu que le stade était à moitié vide et que les gars à côté sont... très très passionés pour être gentil ! En fait ils chantent, sautent, crient et bougent les bras comme des fous pendant tout le match, le tout sur fond d`insultes dépaysantes et de noms d`oiseaux locaux, bercés par une odeur de joint... visiblement ça n`a pas suffit vu que les locaux ont perdu 2-1.
En fait il faut savoir que depuis 2 ans ils ont relativement réussi à calmer les tribunes "populares" en virant et condamnant les barras bravas (hooligans locaux)à des peines de prison. Faut dire que les gars se plantaient des couteaux dans le bide en plein match afin de régler leurs petits contentieux d`affaires de gros sous entre groupes de supporters... Bon, on faisait pas trop les malins et on avait pris le parti de supporter River Plate, suivant sans se faire prier les conseils de plusieurs amis argentins. Puis rencontre inopinée de 2 Argentins autour d´un billard, dont un Cordobes qui me refile pas mal d´infos pratiques sur ma prochaine destination : Cordoba, à 700 kms à l`ouest de B.A.

Nous avons pris, Dominic et moi, la décision d´un jour de congé à la campagne, à 2H de bus. Après tant de visites et de marche c´était mérité ! Direction donc San Antonio de Areco,
une petite ville de bourgade où l`on prend le temps d´écouter le vent souffler et de le voir balayer le sable des rues désertes... une petite bourgade à l`ancienne, où l`on croise encore des gauchos, cow-boys à la mode argentine, regroupant leurs cheveaux dans les grands champs, béret sur le crâne, foulard autour du coup, tenue altière et noble sur leur cheval vif et fougueux. Petite ballade en vélo au menu, glandouille et flânerie, énormes steaks argentins... heureux de retrouver la nature et sa tranquillité.



Mais là vient le grand moment futb"holistique" de ce voyage avec le match du dimanche... hé oui ! Bobby (si vous avez bien suivi, Dom, Dominic, Bobby, Bob Dylan Jr ne sont qu`une seule et même entité hein !...) était allé dans la cité de Vélez acheter des places pour ce qui était LA finale du championnat, entre les 2 premiers clubs, Vélez et Hurracan, avec à la clé le titre de champion pour celui qui gagnait le match...
Pas peureux pour un sou le Bob Jr, même s´il m`a avoué que s`il avait su où il allait il serait probablement pas aller acheter les places ! Hé ouais parce que Vélez est un quartier périphérique de B.A, mais on n`est plus dans le centre touristique là, c´est plutôt la banlieue très modeste, avec des bâtiments décrépis et des barres d`immeubles aux routes coupées par les voies de chemin de fer, l´horizon béton, et pour beaucoup comme seule passion le club de foot local, le CA Vélez Sarsfield. On a donc pris l´équivalent du train de banlieue pour se rendre là-bas et tâter un peu l´ambiance du match dont toute l´Argentine parlait depuis 10 jours.
On avait des places en "Platea" cette fois-ci, donc dans des tribunes normalement avec des places assises attribuées et plus peinards... mais pas un jour de finale où en fait c´est le 1er arrivé le 1er servi ! Arrivée au stade où les chants des supporters déchainées grondent déjà dans la cancha (les tribunes), plein à craquer sauf les tribunes entourant les supporters des visiteurs de Hurracan, entièrement vides et garnies de policiers en tenue de combat, pour éviter les meurtres passionnels je suppose...
Bref, c´est plus le même match que la veille, ça sent la poudre, tout le stade est aux couleurs bleu et blanc de Vélez qui contrastent avec le sommet des tours de béton qui dépassent du haut des tribunes et remplissent l´horizon : la cancha est en feu !
On avait décider afin de préserver notre intégrité physique de continuer avec la stratégie vitale de supporter l´équipe locale, Vélez. Choix judicieux n`est-ce pas ?

Le match fut épique... les supporteurs chantant à se déchirer les poumons sans pause aucune, un orage terrible s´abattant pendant la partie, avec des oeufs de glace nous tombant sur le crâne, obligeant à interrompre le match et à se réfugier dans une cohue innommable sous les tribunes : d`ailleurs c´est là qu`on apprécie le fait d´être serré contre ses 100 voisins au milieu d´une foule de milliers de personnes entassées, la goutte au nez après avoir essuyé 20 minutes de grosse pluie, où un concert de toux se déclenche dans ta face... dans le fameux contexte de la grippe A. Toux le bonheur du monde...

Bref, rien ne pouvait arrêter le match qui reprit peu après, les supporters des "populares" encore plus déchainés, vu qu`eux ils avaient pas bouger de leur cancha et étaient trempés, torse nu ! Un penalty raté par Vélez, quelques poteaux et buts annulés plus tard on arrive dans les dernières minutes du match, la 40e, moment choisi par "El Fandi" pour planter un but pour Vélez !!!

Alors là la foudre est de nouveau tombé, mais elle venait des tribunes !!!
Fumigènes, sauts de joie, pétards, un gros gros bordel !!

Le reste n´a été que chants et fumée bleue et blanche, danse et embrassades... agrémentées par les pompiers argentins d'une démonstration de la puissance de leurs jets d'eau, et de l'inefficacité de ces derniers a refroidir les esprits des fans déchainés...
Et les traditionnels remises de la coupe et tour d' honneur des vainqueurs, mais a la sauce Argentine, a savoir en slip blanc s'il vous plait...
Aucun regret au final d`avoir pris le parti du futbol, vraie passion argentine, tant cet après-midi fut incroyable... 4 heures de folie !!
Le coup de sifflet final sifflait aussi pour moi le départ de Buenos Aires, direction la province de Cordoba à l`ouest, et sa capitale Cordoba, des chants et souvenirs plein la tête...
Un grand merci à Guillaume par qui j`ai pu connaître Aubin, et à ce dernier pour sa bonne humeur et ses conseils, des encouragements à Xavier (j´t´ai à l´oeil coquin !), beaucoup de compassion au Lieutenant Dan pour ses journées de travail sans fin, une bise au Polipe, et bien sûr la bise à la Chonchon et le bon anniversaire à Nadine !!!
Très vite l`opus suivant : Cordoba !!!
Mais commence ici une série de 3 articles a la suite en 3 jours (j'espere !) pour rattraper le retard !

Revenons quelques jours en arrière, à Buenos Aires, dans notre auberge de jeumesse...
C´est le moment où sévit la grippe A H1N1 qui paralyse le pays depuis plusieurs jours. Une vraie paranoïa ici la grippe porcine ! C´est vrai que le pays est touché de plein fouet vu que c`est le 3ème pays avec le plus de personnes décédées de la la grippe A, mais ils en parlent dans tous les journeaux papier et TV, 24H/24H, avec consignes de se laver les mains toute les 10 secondes et de tousser dans son coude, ferment les boutiques, restreignent les accès aux cinés et théâtres, allongent la période des vacances scolaires de 2 semaines pour passer le pic de contamination... une vraie folie ! Dans le métro les gens se baladent avec des masques ou l´écharpe bien remontée avec juste les yeux qui dépassent, le tout dans une ambiance un peu suspicieuse avec des regards noirs terribles dès que quelqu`un toussote ou se râcle un peu la gorge.
Donc tous les rassemblements de personnes sont annulés... Par contre, le futbol ça, ils l`arrêtent pas ! Décision politiquement trop dangereuse d´annuler les derniers matchs de la saison qu´il reste à jouer ! C´est vrai que 40000 personnes dans un stade c´est pas vraiment un rassemblement public...



Je vous avais laissé sur mes premiers pas mais bien d`autres ont suivi, et notamment après la rencontre d´Aubin, un Français pote de pote de cousin (!) établi sur place et qui après avoir déjà vécu sur place y est revenu chercher du boulot. Il a bien raison le coquin ! Il nous a donc accompagné, Bob Dylan Jr et moi, lors d´une longue soirée porteña à travers les méandres de la nuit argentine, aux sons de la cumbia, du reggaeton, dans une disco de Palermo, le quartier animé de B.A. Le problème c´est aue c´est pas simple de se caler sur le rythme argentin : dîner vers 22H-23H, puis apéro vers minuit, et on ne commence vraiment à sortir qu´autour des 2H-3H du matin... vous imaginez aisément que la soirée se termine plutôt tard ! et que le lendemain est un jour plus court que les autres...
Mais on s´est pas laissé faire et le lendemain on est parti pour rebeloter tout ça. La soirée commence par un match de futbol au stade Monumental, le stade national argentin et acessoirement celui du club de River Plate. On avait pris des places "Populares", tout le monde debout, dans le kop des supporters du River Plate. Ambiance sympa mais sans plus vu que le stade était à moitié vide et que les gars à côté sont... très très passionés pour être gentil ! En fait ils chantent, sautent, crient et bougent les bras comme des fous pendant tout le match, le tout sur fond d`insultes dépaysantes et de noms d`oiseaux locaux, bercés par une odeur de joint... visiblement ça n`a pas suffit vu que les locaux ont perdu 2-1.
En fait il faut savoir que depuis 2 ans ils ont relativement réussi à calmer les tribunes "populares" en virant et condamnant les barras bravas (hooligans locaux)à des peines de prison. Faut dire que les gars se plantaient des couteaux dans le bide en plein match afin de régler leurs petits contentieux d`affaires de gros sous entre groupes de supporters... Bon, on faisait pas trop les malins et on avait pris le parti de supporter River Plate, suivant sans se faire prier les conseils de plusieurs amis argentins. Puis rencontre inopinée de 2 Argentins autour d´un billard, dont un Cordobes qui me refile pas mal d´infos pratiques sur ma prochaine destination : Cordoba, à 700 kms à l`ouest de B.A.

Nous avons pris, Dominic et moi, la décision d´un jour de congé à la campagne, à 2H de bus. Après tant de visites et de marche c´était mérité ! Direction donc San Antonio de Areco,
une petite ville de bourgade où l`on prend le temps d´écouter le vent souffler et de le voir balayer le sable des rues désertes... une petite bourgade à l`ancienne, où l`on croise encore des gauchos, cow-boys à la mode argentine, regroupant leurs cheveaux dans les grands champs, béret sur le crâne, foulard autour du coup, tenue altière et noble sur leur cheval vif et fougueux. Petite ballade en vélo au menu, glandouille et flânerie, énormes steaks argentins... heureux de retrouver la nature et sa tranquillité.



Mais là vient le grand moment futb"holistique" de ce voyage avec le match du dimanche... hé oui ! Bobby (si vous avez bien suivi, Dom, Dominic, Bobby, Bob Dylan Jr ne sont qu`une seule et même entité hein !...) était allé dans la cité de Vélez acheter des places pour ce qui était LA finale du championnat, entre les 2 premiers clubs, Vélez et Hurracan, avec à la clé le titre de champion pour celui qui gagnait le match...
Pas peureux pour un sou le Bob Jr, même s´il m`a avoué que s`il avait su où il allait il serait probablement pas aller acheter les places ! Hé ouais parce que Vélez est un quartier périphérique de B.A, mais on n`est plus dans le centre touristique là, c´est plutôt la banlieue très modeste, avec des bâtiments décrépis et des barres d`immeubles aux routes coupées par les voies de chemin de fer, l´horizon béton, et pour beaucoup comme seule passion le club de foot local, le CA Vélez Sarsfield. On a donc pris l´équivalent du train de banlieue pour se rendre là-bas et tâter un peu l´ambiance du match dont toute l´Argentine parlait depuis 10 jours.
On avait des places en "Platea" cette fois-ci, donc dans des tribunes normalement avec des places assises attribuées et plus peinards... mais pas un jour de finale où en fait c´est le 1er arrivé le 1er servi ! Arrivée au stade où les chants des supporters déchainées grondent déjà dans la cancha (les tribunes), plein à craquer sauf les tribunes entourant les supporters des visiteurs de Hurracan, entièrement vides et garnies de policiers en tenue de combat, pour éviter les meurtres passionnels je suppose...
Bref, c´est plus le même match que la veille, ça sent la poudre, tout le stade est aux couleurs bleu et blanc de Vélez qui contrastent avec le sommet des tours de béton qui dépassent du haut des tribunes et remplissent l´horizon : la cancha est en feu !
On avait décider afin de préserver notre intégrité physique de continuer avec la stratégie vitale de supporter l´équipe locale, Vélez. Choix judicieux n`est-ce pas ?

Le match fut épique... les supporteurs chantant à se déchirer les poumons sans pause aucune, un orage terrible s´abattant pendant la partie, avec des oeufs de glace nous tombant sur le crâne, obligeant à interrompre le match et à se réfugier dans une cohue innommable sous les tribunes : d`ailleurs c´est là qu`on apprécie le fait d´être serré contre ses 100 voisins au milieu d´une foule de milliers de personnes entassées, la goutte au nez après avoir essuyé 20 minutes de grosse pluie, où un concert de toux se déclenche dans ta face... dans le fameux contexte de la grippe A. Toux le bonheur du monde...

Bref, rien ne pouvait arrêter le match qui reprit peu après, les supporters des "populares" encore plus déchainés, vu qu`eux ils avaient pas bouger de leur cancha et étaient trempés, torse nu ! Un penalty raté par Vélez, quelques poteaux et buts annulés plus tard on arrive dans les dernières minutes du match, la 40e, moment choisi par "El Fandi" pour planter un but pour Vélez !!!

Alors là la foudre est de nouveau tombé, mais elle venait des tribunes !!!Fumigènes, sauts de joie, pétards, un gros gros bordel !!

Le reste n´a été que chants et fumée bleue et blanche, danse et embrassades... agrémentées par les pompiers argentins d'une démonstration de la puissance de leurs jets d'eau, et de l'inefficacité de ces derniers a refroidir les esprits des fans déchainés...

Et les traditionnels remises de la coupe et tour d' honneur des vainqueurs, mais a la sauce Argentine, a savoir en slip blanc s'il vous plait...
Aucun regret au final d`avoir pris le parti du futbol, vraie passion argentine, tant cet après-midi fut incroyable... 4 heures de folie !!
Le coup de sifflet final sifflait aussi pour moi le départ de Buenos Aires, direction la province de Cordoba à l`ouest, et sa capitale Cordoba, des chants et souvenirs plein la tête...
Un grand merci à Guillaume par qui j`ai pu connaître Aubin, et à ce dernier pour sa bonne humeur et ses conseils, des encouragements à Xavier (j´t´ai à l´oeil coquin !), beaucoup de compassion au Lieutenant Dan pour ses journées de travail sans fin, une bise au Polipe, et bien sûr la bise à la Chonchon et le bon anniversaire à Nadine !!!
Très vite l`opus suivant : Cordoba !!!
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