Sucreee, on a aimé et on l'a bien fêté !

Publié le par Chonchon et Briva L

Après la ville minière de Potosi, les rites del diablo, l´alcool à 96ºC et les feuilles de coca mastiquées et coincées dans les dents offrant un sourire vert aux voisins, on se dirige vers ce que certains appellent la "plus belle ville" de Bolivie, avec son charme colonial, ses universités, des jeunes qui se balladent partout, et sa douceur hivernale.
Oui, on enlève les thermiques et on se laisse aller à flâner dans les belles rues de Sucre.



Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie ?

Belle expression pour dire que Sucre est la capitale du pays, contrairement à la Paz qui est la capitale économique et gouvernementale... alors pourquoi Sucre est-elle la capitale du pays ? Vaste débat auquel il ne vaut mieux pas confronter un Paceño, habitant de La Paz, et les Chuquisaqueños, habitants de Sucre (mais pourquoi les habitants ont-ils une dénomination si compliquée que ça ?? Chuquisaquoi ??? tout simplement parce que l'ancien nom quechua de la ville était Chuquisaca !...)
- C´est à Sucre que fut déclarée l´Indépendance à l´égard du Pérou le 6 août 1825 ; la nouvelle république fut alors appellée Bolivia du nom de son libérateur Simón Bolivar.
- Mais c´est à La Paz que se trouve le siège du gouvernement et des finances, la majorité de la population bolivienne et le gros de l´activité économique, ce qui lui donne clairement des airs de capitale.

Quoi qu'il en soit les Sucreños (ouais y'a aussi droit de les appeler comme ça, mais c'est moins exotique !) sont très fiers de leur ville, de leurs origines, de leur Histoire, et nourrissent une grande rivalité avec La Paz, donc pour eux la capitale de bolivie c'est Sucre. Point à la ligne.

Arrivée le soir à Sucre donc, après 3h de bus depuis Potosi. Durant le trajet on rencontre une fille de notre âge, Natalia, prof de piano à Sucre, et venue à Potosi pour visiter les mines del Cerro Rico. Elle nous raconte alors l´objet de sa quête : retrouver les deux petits garçons acteurs du documentaire sorti en 2004 environ et maintes fois primé et salué à l'international : " Los Mineros del Diablo". Tourné par deux Américains je crois, super réaliste apparemment, qui filme les conditions difficiles et dangereuses du travail des enfants-mineurs à Potosi.
Ces deux jeunes garçons, acteurs majeurs du documentaire, sont apparement toujours à la mine et elles les a rencontrés ! Un peu à l´image de "Slumdog Millionnaire", un film choc à grand succès, avec des enfants qui sont restés ensuite vivre dans les mêmes conditions, bidonville ou mine. De quoi nous donner donc envie de voir ce film-documentaire et d´en comprendre un peu plus sur Potosi d´abord, et sur le devenir d´acteurs de documentaires aussi réalistes.




Petit hostal super peinard avec kitchen pour se faire un petit dej, du maté de coca (thé a la coca) pour moi et du maté tout court pour Briva super équipé depuis l'Argentine.

Et c´est parti pour Sucre by night, encore plus exploré par nos soins et nos oreilles que Sucre del día.
Yop yop, on se dirige vers un premier bar au coin de notre hostal, je goûte un alcool trop bon aux fruits de la passion, j´adorre !!! Briva est à la bière inca, et pis voili pas que ya un ptit concert dans la salle d´à côté !! Trois musicos sur une scène décorée du drapeau...bolivien et de style jungle avec des plantes vertes encerclants le batteur ! Un Jesus de 50 ans au synthé qui enflammera par la suite la salle à la guitarre électrique, et deux plus jeunes à la batterie et à la basse. Ca commence en jazz, latin jazz, puis ça part en rock fusion, énorme !
Le premier bon groupe qu´on entend depuis qu´on est en Bolivie !! Parce que sinon on peut pas dire que la musique bolivienne ce soit le pied total !!
                                                                                                      
 



On est à une grande table avec 3 Boliviens et un Italien trentenaire venu travailler dans le développement économique à Sucre pour deux ans. Absynthe, absynthe, bières, vin rouge tantôt offert par l´Italien, tantôt par nous-mêmes (et oui ! on s'fait des ptits cadeaux !), tantôt par un Bolivien ... on arrose, on arrose et on profite !
Un des Boliviens, Alejandro, trop cool, nous conseille d´aller à plusieurs autres endroits pour sortir, on tente tout, on fait tout ce qu´on peut jusqu`à 3h, heure à laquelle ferment les bars, avant de se diriger désespérement (ça tangue un peu pour moi) vers un fameux POLLO FRITO BROASTER !! humm un bon poulet élevé en batterie avec des bonnes patates frites dans 10L d´huile, miam !! parfait avant de s´effondrer pour le dodo !!

Seconde journée à Sucre, ballade jusqu´au couvent et musée de la Recoleta, construits par l´ordre des franciscains en 1600 et dominant la ville. Il fait beau (et chaud par rapport à La Paz et à Potosi).






On monte ensuite en haut d´une petite montagne objet de pélerinage, avec pour étapes des croix décrivant la mise a mort de Jesus. C'est assez fréquent voire permanent ici. Toujours aussi étonnant, on arrive en haut du mont où on trouve une statue de Jesus et des Boliviens pratiquant, à l´intérieur comme à l´extérieur, les rites aymaras pour la Pachamama, la Désse-Mère de la Terre. Mélange étonnant donc de croix chrétiennes, d´encens, de boissons alcoolisées, de feuilles de coca, de fleurs, etc. un syncrétisme résumant bien la religion catholique importée - et imposée - par les colons Espagnols accompagnés de moines missionaires, mêlée aux croyances ancestrales des peuples indigènes.
La Pachamama ou "Terre-Mère" est la déesse aymara et quechua. On lui verse en offrande quelques gouttes d´alcool à 96ºC sur le sol avant de se servir une gorgée, on lui donne des offrandes, on brûle des bougies et on la prie pour obtenir un combi, une maison, un travail, etc.









Pis bah seconde soirée à Sucre avec d'abord une bonne surprise et la découverte du concours de Miss et Mister Sucre dans un gymnase... complètement surréaliste vu que c'était un concours de culturisme (vous savez les gars aux bras, jambes et pecs gonflés à l'hélium, le corps enduit d'huile et d'auto-bronzant dans la plus pure tradition du discobole grec, en petite tenue slip en licra taille 12 ans bouffé par les muscles moyen fessiers...). Bref l'animateur annonçait simplement un truc du genre "doble pectoral de frente", les mecs (Ken ?) ou nanas (nanas ?) s'avançaient et se préparaient pour gonfler leurs ballons d'hélium, puis 15 secondes de contraction avec un superbe sourire figé, et un "YA !! Suficiente !" pour mettre fin au supplice. Impossible de vous raconter le show en couple de ces lapins (trop de carotène les pauvres...) nourris à la protéine sur "We are the World" , sonnant comme un hommage à Michael, en plus mécanique... pas facile de faire des mouvements artistiques en serrant les fesses de toutes ses forces !!!

Pour commencer le concret après ce spectacle de haute volée, direction un bar où on rencontre l´Italien de la veille et le batteur du groupe. Assez tentant de prendre des cockails vu le prix : 2 euros ! On entame une petite partie de billard avec 3 Boliviens vivant en Suisse et en Suède... Nés en Bolivie, ils reviennent en vacances et parlent tous les trois français, ça change !
De nouveaux compagnons rencontrés, avec qui on poursuivra la soirée dans un autre bar avec groupe de rock pour l´ambiance. La musique est encore bonne, et nouvelle surprise, on tombe sur notre copain bolivien de la veille, Alejandro et une de ses copines Leticia. Grand bonheur, des discussions intéressantes sur la politique d´Evo et sur nos vies aux deux côtés de l´Atlantique. Nouveau bar, nouvelle bière, nouvelle discussion. Avant qu´Alejandro ne nous propose d´aller chez un de ses potes.... on arrive dans un restaurant spécialisé en tapas espagnols, dans  lequel nous êtions rentrés de jour par curiosité pour y admirer la décoration. Vin rouge, musique, échanges jusqu´à 6h du mat !! Alejandro, une belle rencontre !

Le lendemain sonne le départ en fin de journée. Après une soirée bien arrosée et une nuit écourtée, il ne fallait pas trop nous brusquer. On a déniché un petit restaurant aux airs de garden party selon le lonely planet, avec des déjeuners le dimanche aux prix plus qu´abordables. Du soleil, de l´herbe pour le côté garden, et un menu à tomber par terre, bien raffiné comme on apprécie la cuisine française.
































PS: non, je vous assure, on ne fait pas exprès de faire nos beaux gosses ....?!!!

Un petit maté partagé avec nos amis boliviens de la veille, et une rencontre surprise de nos deux amis franco-hongrois d´Uyuni, Edith & Christophe, un hasard encore dans un café incongru où nous étions juste de passage à la recherche d´un ami d´ami bolivien...

Départ pour La Paz en bus de nuit.... de joyeuses rencontres et de beaux souvenirs de Sucre, où il a fait bon vivre pendant ces quelques jours !!!

 


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Publié dans Bolivia

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A
JAMAIS !<br /> Je suis là, je suis là.<br /> C'est comme à la fin de L'Histoire sans fin (le film), quand Marina impératrice de Fantasia explique à Bastien qu'il était avec les héros de l'histoire qu'il lisait.<br /> "Tu étais là dans les marécages de la mélancolie".<br /> <br /> Alors tu vois, Choncholina...j'étais là.
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C
Merci ! Et un fan de plus :)! Mais où est passée notre plus grande fan, je parle de la Naboule: ah ça y est, la famille passe et on oublie tout le reste, même les blogs ...! Attention, tu vas te faire détrôner...:)
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Y
Olala... Encore encore ! Non, je ne parle pas de la picole (attention, les yeux !) mais des articles (eh, c'est toujours super bien rédigé -quel(le) que soit l'auteur(e)- et intéressant mais là, nous sommes le 9 septembre maintenant) !!!<br /> Bises,<br /> Y.
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